La vaccinattion contre la varicelle n'est globalement pas recommandée de manière large, et parfois contre-indiquée. Si elle est réalsée de manière correcte (2 doses après 18 mois), elle devra être répétée chez le sujet devenu adulte tous les 20 ans au rique de faire une varicelle compliquée de pneumonie, et le sujet sera plus sujet à faire le zona.
voici l'avis du comité de pharmacologie belge:
••–––•••FOLIA PHARMACOTHERAPEUTICA AVRIL2018Vaccination contre la varicelle: avis révisé du Conseil Supérieur de la Santé (CSS)Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) a publié en mars 2017 une révision de l’avis sur la vaccination contre lavaricelle. Le CSS ne recommande pas une vaccination systématique des enfants, mais considère que l’on peutnéanmoins vacciner un enfant à l’échelle individuelle. En revanche, la vaccination est recommandée chez certainsgroupes à risque, soit pour protéger la personne vaccinée elle-même contre le développement d’une forme sévère devaricelle, soit pour protéger des personnes vulnérables de son entourage.Commentaire du CBIP. La vaccination contre la varicelle est utile dans des situations spécifiques, afin de protéger lesgroupes à risque chez lesquels la varicelle peut connaître une évolution très sévère (personnes à immunité affaiblie,nouveau-nés, enfants à naître). La varicelle est une maladie infantile bénigne contre laquelle une vaccinationsystématique ne se justifierait que si l’on disposait de bien plus de données convaincantes, tant en termes de rapportbénéfice/risque qu’en termes de rapport coût-efficacité.Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) a publié en mars 2017 un avis révisé sur la vaccination contre la varicelle chez lesenfants, les adolescents et les personnes à risque accru (CSS 9212). La vaccination contre la varicelle a également étéabordée dans l’avis de 2012 (CSS 8561) intitulé "Vaccination d’enfants et d’adultes immunodéficients et maladeschroniques".En Belgique, trois vaccins sont disponibles pour la vaccination contre la varicelle (tous contenant des virus vivants atténués):Provarivax®, Varilrix® et le vaccin combiné « rougeole-oreillons-rubéole-varicelle » Priorix Tetra® (situation au 01/10/18).Les recommandations du CSSLe CSS ne recommande pas la vaccination systématique des enfants contre la varicelle mais considère que l’on peuttoutefois décider de vacciner un enfant au niveau individuel. Avant de pouvoir recommander une vaccinationsystématique, des données plus claires sur la durée exacte de protection (estimée à 10 à 20 ans après 2 doses) et surl’impact de la vaccination systématique contre la varicelle sur l’incidence de l’herpès zoster (zona) sont nécessaires. Parailleurs, avant de pouvoir passer à une vaccination systématique contre la varicelle, il faut pouvoir garantir une couverturevaccinale d’au moins 80 % et prévoir un programme de vaccination de rattrapage chez les adolescents non immunisés,afin d’éviter autant que possible que la varicelle se manifeste à un âge plus avancé où l’affection a alors un décours plussévère. Ceci implique notamment la mise en place de systèmes de surveillance permettant le suivi de la couverturevaccinale et d’éventuels déplacements épidémiologiques (report de la survenue de la varicelle à un âge plus avancé, effetsur l’incidence du zona, infections post-vaccination).Le CSS souligne que la vaccination de certains groupes à risque reste recommandée dans les situations suivantes.Pour éviter que ne se développe une forme plus sévère de la varicelle à l’âge adulte, la vaccination est recommandéechez les adolescents et les jeunes adultes sans antécédents de varicelle chez qui, en cas d’anamnèse négative oudouteuse, l’absence d’anticorps a été vérifiée. Les adultes plus âgés étant déjà entrés plus fréquemment en contactavec la varicelle, il est moins probable qu’ils ne soient pas immunisés. Par ailleurs, l’anamnèse visant à vérifier si unadulte plus âgé a déjà contracté la varicelle dans le passé (étant enfant) est moins fiable.Pour éviter le développement d’une forme sévère de l’infection suite à une immunosuppression, la vaccination estrecommandée chez les enfants, les adolescents et les adultes sans antécédents de varicelle en attente d’un traitementimmunosuppresseur ou d’une transplantation d’organes. Et ce sans oublier bien entendu que le vaccin est contreindiqué chez les patients immunodéprimés.Pour éviter le développement d’une forme sévère de la varicelle chez des personnes vulnérables de leur entourage, lavaccination est recommandée chez :les personnes non immunisées travaillant dans le secteur des soins de santé;toute autre personne non immunisée en contact étroit avec des patients immunodéprimés ou des nouveau-nés;les femmes non immunisées ayant un désir de grossesse, pour conférer une protection contre une infection pendantla grossesse et éviter des conséquences sévères pour l’enfant à naître.12121avril 2018 - Vaccination contre la varicelle: avis révisé du Conseil Supérieur de la Santé (CSS) © CBIPhttps://www.cbip.be/fr/folias/2882 Folia Pharmacotherapeutica avril 2018. 45(04) p. 1/2